OSTEOPATHIE

Domitille De balorre

qu'est ce que l'otéopathie canine ?

 

 

L’Ostéopathe a un rôle déterminant dans toutes les pathologies d’origine mécanique (problèmes vertébraux, articulaires, musculaires, tendineux, … ) sans oublier qu’une lésion vertébrale peut entraîner dans le temps, des conséquences à tous les niveaux, y compris dans la sphère viscérale.

 

Pourquoi l’Ostéopathie chez les chiens ?

Les chiens développent de nombreuses pathologies, le plus souvent occasionnées par l’homme en raison d’une utilisation contre nature ou mal adaptée.

Prenons pour exemple :

 

  • Utilisation impropre du collier (collier a pointe, Harnais qui peuvent donner des troubles des membres antérieurs…)
  • Longueur de laisse : une laisse trop courte entrainera une forte traction sur les cervicales
  • Surcharge pondérale du chien qui donne des faiblesses musculaire et donc des lésions ostéopathiques récidivantes
  • Inadaptation des activités à la race
  • Exercice et jeu dangereux…

 

De plus il est recommandé d’effectuer des traitements préventifs, bisannuel chez les vieux chiens, ou annuel chez les chiens sportifs et/ou de compétition.

 

 

Comment savoir si son chien à « mal » ?

Même si il n’a pas la faculté de s’exprimer, le chien a sa manière à lui d’indiquer sa douleur : trouble du comportement (anxiété, refus d’exercice, léchage de la zone douloureuse), gémissements, boiterie (plainte lors de certain mouvement), perte d’appétit, refus d’obéissance, etc.,

Touts ces signes devront attirer l’attention du maître.

 

 

Ostéopathie canine et Vétérinaire :

Il reste préférable, en première intention, de consulter le Vétérinaire, ceci afin d’exclure toutes pathologies médicales aillant pu entrainer ces maux.

Un certain nombre de vétérinaires dirigent ensuite dans un deuxième temps le chien vers un ostéopathe si nécessaire.

Dérouler d’une consultation d’ostéopathie canine :

 

  • Anamnèse : Découverte de l’animal et de son cadre environnemental auprès du propriétaire: âge, antécédents traumatiques, chirurgicaux, médicaux…, activités (chasse, agility, défense…), couchage, alimentation (qualité, fréquence)
  • Observation du chien : marche, course, statique, comportement…
  • Approche de l’animal : Mise en confiance par une première palpation de type massage, qui a pour rôles de le détendre, apprécier la qualité de la peau, tension musculaire, température…
  • Tests des réflexes afin d’exclure toutes pathologies de type médical (fractures, troubles neurologiques…).
  • Bilan biomécanique complet en mobilisant toutes les articulations du chien afin de détecter les dysfonctions présentes.
  • Traitement ostéopathique : Techniques manipulatoires articulaires, musculaires, points de tensions, mobilisations…

 

 

 

Chronologie historique de l’ostéopathie animale :

• Au début des années 1980, un vétérinaire, suite à des visites régulières chez un ostéopathe humain pour se soigner, décide de suivre des cours d'ostéopathie humaine pour les mettre en application sur des chevaux.

• Des ostéopathes humains pratiquants de l'équitation, se lancent aussi dans cette orientation équine à peu près à la même période.

• Début 1990, un groupe de plusieurs ostéopathes humains et d'étiopathes, Français et étrangers, se regroupent pour mettre au point des protocoles techniques ostéopathiques sur les chevaux.

• Fin des années 1990, une «école» d'ostéopathie animale et de dentisterie s'ouvre à Brighton en Grande Bretagne. Pendant les deux dernières décennies, création de plusieurs structures par des vétérinaires ou des ostéopathes D.O spécialisés en ostéopathie animale destinées à l'enseignement de l'ostéopathie animale.

• 2002, reconnaissance officielle de l'ostéopathie humaine en France, après cinquante années de procédure, par une loi dont les décrets d'application ne paraissent qu'en 2007.

• le 23 juillet 2011, paraissait au journal officiel la nouvelle ordonnance 2011-862 du 22 juillet 2011, qui légalise la pratique de l'ostéopathie animale par des non vétérinaires sous conditions à définir par décret.